Succès au RV pour la première édition des Universités d’été de l’Economie de Demain

Retour sur les Universités d’été de l’Economie de Demain qui ont réunies début septembre de nombreux acteurs de l’ESS autour de la notion de l’économie à impact. Un grand nombre de conférences et de débats ont abouti à la présentation par le collectif #NousSommesDemain d’une liste de 7 propositions qui participeront à la rédaction d’un plaidoyer d’entrepreneurs.

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Les 3 et 4 septembre derniers se sont tenues les Universités de l’économie de demain (UEED), un nouvel évènement dédié à l’innovation sociale et solidaire organisé par le collectif #NousSommesDemain.

Les Universités de l’économie de demain (UEED) sont-elles l’évènement ESS qui va faire la différence ? L’année dernière, lorsque le collectif #NousSommesDemain, dont fait partie le Mouves, a commencé à rassembler des entrepreneurs sociaux pour créer ce nouvel évènement, l’objectif était clair : réunir les acteurs de l’innovation sociale, les représentants associatifs, mais aussi les représentants de l’économie « classique », pour établir un dialogue et la convergence des idées pour une économie globalement plus vertueuse. 

Pourtant, les UEED n’ont pas réussi, pour leur première édition, à séduire les grandes entreprises du CAC 40, ni les ministres du gouvernement français, ni les médias classiques. « Alors que tous ont trouvé du temps pour se déplacer aux universités du MEDEF », a regretté Frédéric Bardeau, fondateur de Simplon.co et administrateur du Mouves, au moment de la plénière d’ouverture. Le président du Mouves, Jonathan Jérémiasz, s’est néanmoins félicité de l’enthousiasme suscité par l’évènement parmi les acteurs de l’ESS.  1 500 participants ont en effet participé à l’évènement sur deux jours.

Tout en se gardant bien d’opposer les UEED aux Rencontres des Entrepreneurs de France (ex-Universités d’été du MEDEF), qui se sont déroulées les 28 et 29 août derniers, Jonathan Jérémiasz a appelé à l’unité des acteurs de l’ESS : « Les Universités de l’économie de demain doivent devenir le rendez-vous de la rentrée des acteurs qui veulent changer le monde positivement, et accélérer la transition économique et environnementale ».

Des propositions pour un plaidoyer commun

Pendant deux journées, une trentaine d’ateliers et de conférences ont permis de réfléchir autour des thématiques du business à impact, du changement d’échelle et des enjeux climatiques et sociaux. L’objectif, à la fin des deux jours, était de faire voter les participants sur des propositions qui seront portées et formalisées par le Mouves, puis diffusées à grande échelle à travers les réseaux partenaires.

Si les thèmes étaient variés, la question de la mesure d’impact est celle qui est revenue le plus régulièrement autour des tables rondes. L’enjeu, au-delà du reporting individuel des entreprises sur leurs actions, est de rendre crédible et désirable le business model vertueux. Et a contrario de prendre en compte les externalités négatives générées par les entreprises.

« Se doter d’instruments de mesures précis pour ne pas tomber dans le greenwashing ou le social washing, c’est le pas qu’il nous reste à faire pour convaincre et embarquer le reste de l’économie », assure Jean-Marc Borello, président du groupe SOS, rappelant les étapes franchies ces dernières années, en particulier avec la loi Pacte : « Notre secteur, un secteur minoritaire, a réussi à faire changer le droit commun ! » 

Autre élément central des débats : mettre en place une fiscalité incitative, par un système de bonus/malus, pour valoriser les entreprises ayant un comportement vertueux et pénaliser celles ayant un impact social et/ou environnemental négatif. La proposition, qui rejoint la question de la mesure d’impact, a fait consensus parmi les participants et s’est retrouvée parmi les sept propositions finales votées par les participants. Son principe s’est décliné dans d’autres propositions adoptées :

– subordonner l’attribution d’un marché public à l’impact territorial de l’entreprise,

– prévoir une part de rémunération ou d’intéressement en fonction de l’accomplissement de la raison d’être,

-intégrer des critères d’impact social et environnemental pour l’attribution d’aides financières,

-instaurer une TVA réduite pour les produits plus respectueux de l’environnement…

 Toutes les propositions adoptées, et l’ensemble des débats participeront à la construction d’un plaidoyer commun d’entrepreneurs. Mettant en perspective les deux jours d’échange avec un premier bilan de la loi Pacte, Jonathan Jérémiasz conclut sur une note optimiste : « On n’a jamais autant parlé d’entreprise et d’intérêt général, et du rôle social et environnemental de l’entreprise… À nous de mettre de l’exigence dans tout ça ! »

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